Image par bigfoot de Pixabay

Je pense que pendant quelques mois, surtout pendant le premier confinement, nous avons tous et toutes, eu l’occasion d’entendre ou de voir des choses insolites. Me concernant, j’ai parfois eu l’impression que la nature revivait et qu’elle se révélait à nous, de manière totalement nouvelle. J’ai eu la sensation qu’elle voulait nous montrer que son existence était légitime et qu’elle avait le droit d’exister.

Ce droit d’exister et de vivre s’est traduit par plus de bruits, de présence, de vie, tout simplement.

Je me souviens m’être dit que le chant des oiseaux était bien plus fort que d’ordinaire. Après m’être fait cette réflexion, je me suis aperçue que leurs chants n’étaient pas forcément plus forts, mais que c’était notre bruit à nous, les Hommes, qui avait diminué.

Notre rupture “soudaine” de tout contact extérieur a permis à d’autres, de renouer avec la nature, leur nature. Nous nous sommes alors aperçus que notre impact sur la faune et la flore et sur notre environnement était beaucoup plus important que nous le pensions.

Les animaux, par exemple, se sont épanouis dans des endroits qui étaient jusqu’alors occupés par l’Homme. Le calme et l’absence de bruits parasites, dans les rues et dans les villes, a donné l’occasion aux autres espèces, de se réapproprier les lieux.

Cette situation a conduit à des images inédites. Que ce soit dans nos rues, à la télévision ou sur les réseaux sociaux, nous avons constaté que l’arrêt de l’activité humaine et industrielle a créé de jolies choses, partout dans le monde, qui resteront gravées dans notre mémoire à tous et que personne ne pensait voir.

De nombreuses espèces, qu’elles soient sauvages ou non, ont décidé de se rendre dans des endroits qui leurs étaient alors inconnus. Nous avons pu voir un puma se balader dans les rues chiliennes, des dauphins ont été aperçus, nageant dans la mer Méditerranée. Un groupe de canards se baladait sur le périphérique parisien, escorté par la police. Plusieurs centaines de singes ont investi les rues thaïlandaises et une civette, animal en voie de disparition, a été aperçue marchant en Inde.

La nature a elle aussi, pu s’épanouir. L’eau des canaux de Venise est redevenue limpide. Elle, qui était fortement polluée par des substances toxiques et par la pollution, en partie dû au tourisme, a pu se renouveler. Grâce à l’arrêt de l’activité humaine, la qualité de l’air de la ville de Los Angeles, aux États-Unis, est passée de très médiocre à saine. De nombreuses personnes se sont reconnectées à leur environnement et ont prêté attention à la nature qui les entourait.

Même si la période que nous connaissons depuis un an, a eu de lourdes conséquences sociales, économiques et psychologiques, partout dans le monde, le confinement nous a aussi permis d’évoluer et a montré que l’Homme était capable de changement et d’adaptation. Ce que nous avons vécu nous a permis de comprendre que rien n’était perdu pour la planète et pour l’environnement.

 

Elodie Froumentin