Christophe BROUARD

Comme pour le monde de la culture, le monde du sport a lui aussi été très affecté par la crise sanitaire. En effet, de nombreux clubs de sport sont des structures associatives qui reposent sur les cotisations de leurs adhérents et l’impossibilité de pratiquer a rendu particulièrement difficile le fonctionnement de ces derniers. Nous avons pu recueillir les impressions de Christophe Brouard, secrétaire du Judo Atlantic Club (JAC) à Nantes.

Des conséquences sportives et humaines

Comme l’ensemble des manifestations (sportives ou culturelles), les compétitions ont dû être annulées, obligeant les adhérents à « abandonner leurs objectifs » comme celui de décrocher leur ceinture noire.

La fermeture des salles de sport et l’interdiction de pratiquer du sport en intérieur ont affecté le club d’un point de vue social. Christophe affirme que « le club est un lieu de rencontre et d’échanges » et que l’ensemble de ses bénévoles « apportent une attention particulière à la mixité sociale et culturelle ». La crise a cependant empêché ces échanges de prendre place au cœur du tatami et des gradins.

Une situation économique encore sous contrôle

La baisse de 12% du nombre de licenciés a entrainé une diminution des ressources financières. Christophe souligne que « L’impact sera plus important en fin de saison car nous devrons certainement procéder au remboursement des adhérents qui le souhaitent. »

Néanmoins, la situation économique du club est plutôt stable grâce aux aides gouvernementales : « La possibilité de faire appel au chômage partiel nous permet largement de financer les salaires des professeurs et salariés. »

Il nous indique également que le club avait la possibilité de solliciter différentes aides. Mais, au nom de la devise du judo « entraide et prospérité mutuelle », le club a fait le choix de ne pas faire appel à ces aides : « Nous estimons qu’il nous est possible de nous en sortir sans cela et nous ne souhaitons pas alourdir la facture collective. »

La passion envers et contre tout

Le club fait tout pour pouvoir offrir à ses adhérents des possibilités de continuer à entretenir leur flamme. Les professeurs continuent à être au plus près des élèves en proposant des cours en visio-conférences (révisions de techniques, apprentissage des notions d’arbitrage, …). Des jeux et des vidéos en ligne sont également mis à disposition de tout ceux qui le souhaitent. Et avec le retour des beaux jours, le club propose des cours « sans contact » en plein air au parc du Grand Bloterreau à Nantes : il ne s’agit pas ici de judo « classique » avec des touchés corporels mais plutôt de cours collectifs pour apprendre à appréhender son corps. Les séances en plein air permettent aussi de conserver le lien entre le club et les adhérents mais aussi entre les élèves eux-mêmes.

Le club compte aussi sur les outils numériques pour parvenir à conserver ces liens qui sont l’essence même du JAC. Le mailing, les cours en ligne, le groupe Facebook ou encore le site Internet permettent au club de tenir informés les adhérents en temps réel des dernières directives gouvernementales ou encore des alternatives que propose le club.

AMARA Lydia