Depuis de nombreux mois, les lieux de rencontres comme les restaurants ou encore les bars restent fermés. Dans l’espoir d’une réouverture prochaine, les gérants de ces établissements ainsi que les 800 000 salariés concernés sont dans l’incertitude et l’attente de bonnes nouvelles.

Depuis le 29 octobre dernier, plus de 200 000 établissements de restauration et de débit de boissons ont dû fermer leurs portes pour un temps indéfini. Alors que les représentants des professionnels de la restauration se sont entretenus avec le chef du gouvernement et certains ministres il y a quelques jours, le premier ministre Jean Castex a annoncé qu’ « il n’est pas encore temps d’alléger les mesures ». Pourtant, l’exécutif a laissé entrevoir le bout du tunnel puisque le secteur de la restauration pourrait rouvrir « avant l’été, peut être en avril ou mai ». Le Président de la République a alors promis que la réouverture de ces établissements se ferait « dès que possible ».

Une ouverture progressive en trois temps

La première phase permettrait juste aux clients des restaurants d’hôtels de prendre leur petit déjeuner dans la salle de restauration. La deuxième phase verrait les terrasses mais aussi les salles des cafés et restaurants rouvrir à 50% de leur capacité d’accueil. La troisième et dernière phase, elle, permettrait l’ouverture totale de ces établissements avec le même protocole sanitaire qu’en octobre dernier. Cependant, cette organisation oublie de notifier un détail important : l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie attend qu’une chose : la date de lancement.

Une ouverture tant attendue par tous

Tout comme les professionnels, les Français, dont le moral est au plus bas, espèrent la réouverture de ces lieux de convivialité. Pour plus de 36% d’entre eux, le sentiment de solitude prédomine avec l’absence de ces espaces de partage que sont les lieux de restauration.

Que vous évoque cette période que nous vivons actuellement ?

L’essor de la livraison

Pour faire face à la fermeture de leurs établissements, les restaurants ont mis en place des alternatives. Ainsi, les plateformes de livraison de repas tels que Deliveroo, Uber Eats ou encore Just Eat annoncent qu’elles ont recruté des milliers de restaurants supplémentaires en 2020 en France. Logiquement, les Français en mal de sorties, se sont tournés vers cette alternative. Selon une nouvelle revue stratégique publiée par le cabinet Food Service Vision, 46% des Français ont eu recours à la livraison en 2020 et cette tendance devrait perdurer. Florence Berger, directrice associée de Food Service Vision explique :


« Il y a eu clairement une accélération du marché […] nous estimons que la livraison représente presque 5 milliards d’euros en 2002. Cela correspond à une hausse de 50% depuis 2018, avec une accélération logique entre 2019 et 2020 ».


A Nantes, ce sont plus de 400 restaurants à recevoir des commandes via ces applications. Tout dernièrement, la nouvelle plateforme « Resto du coin » apparue en Janvier, s’est installée sur le marché parisien et devrait d’ici peu de temps s’exporter sur l’ensemble du territoire.

 

Elisa WINKLER