Image par Sylvain SOUBAYA

Depuis de nombreux mois maintenant, les supporters ne peuvent plus encourager leurs équipes de sport. Une activité très importante dans la vie de nombreuses personnes mais également des évènements aux retombées économiques importantes.

Depuis près d’un an, le monde du sport connaît une crise sans précédent. Cependant, certains domaines sportifs sont bien plus touchés que d’autres, notamment le sport amateur.

Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux sports a livré sa position sur la situation du sport Français à la fin Octobre 2020. Et aujourd’hui, rien n’a vraiment changé. La fédération Française de Football a rendu ce 24 mars son verdict quant à la reprise ou non des championnats amateurs et féminins et celui-ci-annonce l’arrêt des championnats amateurs et par conséquent une saison blanche pour les clubs concernés.


« Le sport ne disparaît pas de nos vies. On a réussi à sauvegarder beaucoup de choses. Nous gardons le sport professionnel comme une donnée essentielle de notre société » 

« Il serait possible d’éviter jusqu’à 5 millions de décès par an si la population mondiale était plus active […] Être physiquement actif est indispensable pour la santé et le bien-être, cela peut aider à ajouter des années de vie et de la vie aux années »


Le 25 Novembre 2020, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a tenu à adresser un message fort aux gouvernements qui fermaient encore les yeux sur l’importance du sport pour la santé de chacun. A noter que la sédentarité chez les jeunes est de plus en plus forte et pour cause, le temps d’écran par jour a largement augmenté depuis plusieurs années.

Une situation que déplore encore aujourd’hui, en ce début 2021 Jean-Marc Turgné, président de l’Union des Sport Fléchois.


« Sur les dix sections, seules deux, le rugby et le canoë-kayak peuvent faire des entraînements en extérieur. Face à ce constat, nous risquons d’avoir une saison blanche pour les sections car on est déjà en février. Nous avons pensé à mettre en place des entraînements de plein air pour les sections sous la coupe du rugby sur deux terrains et demi en respectant les règles en vigueur, sans vestiaires, donc pas de mélange et bien sûr en dehors des créneaux du rugby. Mais pour cela, nous devrons obtenir l’autorisation du service des sports de la mairie ».


A noter que rien que dans le monde footballistique, les féminines mais également les clubs amateurs se sont vu interdire la reprise des championnats la semaine dernière après un accord du gouvernement une semaine plus tôt, une contradiction permanente qui fait mal à la tête de nombreux supporters mais également professionnels du secteur.

Christophe, secrétaire du Judo Atlantic Sport et Thierry, président de l’association de supporter Activ Nantes Supports ont eux aussi tenu à s’exprimer sur ce que vivent actuellement leurs groupes de sportifs et de supporters et comment ils envisagent l’avenir.

“Nous devrons certainement procéder au remboursement des adhérents qui le souhaitent.”

Christophe a pu voir une baisse de son nombre de licenciés depuis plusieurs semaines (-12%), il en va de même pour Thierry qui déplore le fait de ne pas pouvoir aller à la rencontre de nouveaux adhérents : ” Étant une association, il n’y a pas de conséquences sociales. En revanche, l’absence d’activité « réelle » entraîne une diminution du nombre d’adhérent et du manque à gagner sur nos recettes habituelles. ” Mais le président d’Activ Nantes Supports est également inquiet pour l’avenir : “Côté convivialité nous craignons également la perte d’envie d’aller au stade sur le long terme” as-t-il pu nous expliquer.


“Nous avons créé des cours en ligne, organisé des stages gratuits pendant les vacances de Noël, créé des vidéos et des jeux en ligne.” – Christophe / Judo Atlantic Sport


Les deux groupes ont cherché des alternatives pour continuer d’exister. L’association soutenant les jaunes et verts à quant à elle mis en place davantage d’activités en ligne mais Thierry nous a confié que ces dernières ne correspondent pas à l’envie de ses adhérents qui attendent du partage, de la convivialité et du réel.

Dans les deux cas, la reprise n’est pas prévue tout de suite et les deux hommes en sont parfaitement conscients. Ils ne sont pas maîtres de la situation et Thierry ajoute qu’il considérera que la situation pour le sport sera optimale lorsque les supporters pourront revenir dans les stades.

Ces associations mettent toutes les deux en place des actions en ligne mais cela reste tout de fois très compliqué de conserver un lien avec les différents adhérents. Une très mauvaise opération pour ces organismes qui vivent grâce à leurs soutiens.

Le sport ne peut pas vivre sans les supporters et les licenciés.

Pour conclure, Christophe et Thierry ont tenu à nous dire qu’ils ne se sentaient pas soutenus par le gouvernement. S’ils comprennent les restrictions, ils attendent tout de même des solutions de replis.

 

Emilie Tissot