Source : Nantes Révoltée

Le 16 mars 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a décrété un confinement général à l’échelle de la France : le pays est à l’arrêt et peu nombreux sont les secteurs qui sont épargnés. Fermeture des écoles, des bars, des restaurants, des boîtes de nuit, des lieux culturels, des boutiques “non-essentielles“, …. Nous sommes désormais en février 2021, près d’un an après le début du confinement et la situation ne s’est guère améliorée pour ces professionnels qu’on peut qualifier comme étant « des oubliés du confinement ». A Nantes, ces dernières semaines, de nombreuses actions ont été menées pour faire réagir l’Etat sur les situations problématiques de nombreux secteurs dont ceux du spectacle et de la culture, particulièrement touchés.

Ainsi, le 15 décembre 2020, à Nantes, lors d’une manifestation contre la loi de sécurité globale, les professionnels de la culture se sont joints au cortège ; ils ont tenu à rendre ce rassemblement plus vivant par une marche aux flambeaux et en accompagnant le cortège par un orchestre de rue : la Batucada. Cette ambiance reflète l’importance de la culture, le “baume au cœur“ qu’elle apporte aux citoyens et la nécessité de permettre à nouveau l’accès aux lieux culturels.

Quelques semaines plus tard, le 19 janvier 2021, ils se sont à nouveau réunis place Louis XVI afin de réclamer « la réouverture des lieux culturels » fermés depuis bien longtemps à l’inverse d’autres secteurs comme les galeries commerciales par exemple. Ils ont créé une performance grâce à la levée d’une boule à facette par un engin de chantier ornés de couleurs et de caricature, se rendant ainsi visible auprès des pouvoirs publics.

Le 4 février 2021, une grande manifestation dans le centre de Nantes a réuni de nombreux secteurs (lycéens, organisations syndicales, étudiants, …) mais le secteur du monde du spectacle et de la culture était à nouveau fortement mobilisé et les gestes symboliques se sont multipliés. Les marionnettistes ont défilé marionnettes à la main sur la musique « Laissez-moi danser » de Dalida en faisant référence au fait que le contexte les empêche d’exercer leur activité. D’autres manifestants se sont étendus au sol, puis le contour de leur corps a été marqué à la craie afin de symboliser « la mort de la culture » ; une grande banderole sur laquelle nous pouvions lire « Etat d’urgence sociale et culturelle » a été déployée sur l’Opéra Graslin. Ces rassemblements-là ont permis de réunir les gens autour d’une même passion comme arrivent à le faire les événements culturels.

Par ailleurs, la culture n’a pas cessé d’exister pendant le confinement grâce à des initiatives citoyennes et notamment les “concerts“ organisés parfois sur les balcons. Au programme : instruments de musique et chant, de quoi apporter du baume au cœur en temps de crise sanitaire. Les gens ont donc pu se reconnecter aux autres en partageant ces moments.

 

Amara Lydia et Codevelle Cannelle.